Halloween au hard rock café

Aujourd’hui, la pop’n Family a testé l’après-midi brunch-halloween-pour-enfants au Hard Rock Café à Paris (oui je sais y’en a que pour les parigots blah blah).

Je n’étais hyper motivée pour fêter Halloween cette à année, mais bon,à la vue de deux enzymes trépignants j’ai trop été faible.

Pas envie,non plus,de me faire agresser par une horde de gamins pas déguisés qui me hurlent dessus « des bonbons! » en me collant leurs sacs sous le nez sans même avoir dit ni « bonjour » ni « je t’emmerde grognasse ». Je suis vieille, ne dis rien, je sais, mais j’aime pas me faire aboyer dessus par des gamins qui ne dépassent même pas la poignée de la porte.

J’aime pas me faire aboyer dessus tout court d’ailleurs.
Celle qui gueule ici c’est moaaaa alors qu’on ne vienne pas piétiner mes plate-bandes, nanmého!

Imaginez qu’en plus la pop’n Mummy elle fait flipper les enfants du quartier.Qu’est-ce que ça aurait donné si j’étais sympa? Ils seraient rentrés se servir sans demander?

En fait je crois qu’ils sont venus voir la sorcière ou la gothique c’est selon, vu qu’ils assimilent les deux je ne suis même pas certaine qu’ils fassent la différence,bien que je ne sois ni l’un ni l’autre aux dernières nouvelles.
Une année,j’avais sorti à des gamins qui m’avaient franchement mise hors de moi, que les enfants je ne les aimaient pas et que ceux qui me gonflaient je les mangeaient ça a dû les conforter dans leur idée.Mais non, j’suis pas méchante et ça ne les a pas empêchés de revenir l’année suivante mais accompagnés d’un grand cette fois. Relation de cause à effet?

Je m’égare….

Revenons-en à notre après-midi Halloween.
Le truc c’est que pour une après-midi déguisée ben il faut un déguisement justement ,oui, même si chez nous on a l’air déguisé toute l’année pour le commun des mortels,le jour J on sort l’artillerie lourde.

Quand les enzymes étaient format nain de jardin c’était plus simple on avait des petites choses dans ce genre là:

 

ou ça:

 

Là où ça se corse, c’est que j’ai eu beau tasser à 9 ans le chevelu il ne rentre plus dedans et ma casse-couette ne trouve pas ça assez « Girly ». Bref, on est pas dans la merde à J-1
Hors de question d’acheter un truc quand on a une maman styliste (ah! ça te la coupe hein) La problèmatique étant qu’à H-26 ,en sachant que tu avais un peu l’intention de dormir la nuit, ça ne laisse finalement pas beaucoup de temps pour sortir un bidule pas trop pourri.

Après un brainstorming avec moi-même…je brainstorme avec moi si je veux d’abord! Vu qu’on est plusieurs dans ma tête de toutes les manières vaut mieux qu’on brainstorme ça évite les conflits internes.

J’ai donc réussi à sortir 2 costumes pas trop trop nazes.Je me suis même fait un petit plaisir en momifiant l’héritier qui n’a pas voulu coopérer lorsque j’ai voulu lui momifier la bouche. Même pas drôle…
Me voilà donc avec une momie et une sorcière version psychédélique:

C’était au Hard Rock Café que cela se passait, cet espèce de lieu qui pour moi n’a rien d’un café. De temps en temps j’aime bien ou plutôt on va dire que je ne déteste pas, ce qui dans mon cas est plutôt pas mal. Tu vas me dire que c’est du rock en carton , que ça sonne faux que c’est commercial, et tu auras raison mais bon c’étaient les seuls à proposer un truc à un prix raisonnable, en journée et adapté aux enfants,en gros c’est un truc où ta descendance ne va cauchemarder pendant 3 jours. Je parle pour ceux qui ont des enfants normaux parce que les miens, élevés à coup de bidoche bouffée par un vampire ou de tripaille de zombie à l’air, ça ne leur fait ni chaud ni froid l’ambiance sombre.

Le folklore & la déco pour l’occasion ont quand même eu l’air de faire effet auprès des little monsters et dans le fond c’est ce qui compte,non?
Pour une fois qu’ils ne nous prennent pas pour des parents tout moisis.

Sculpture et dessins sur potimaron, coloriage d‘halloween, maquillage, spectacle de magie et marionnettes,personnel déguisé,un petit sac avec des trucs inutiles dedans, défilé de déguisements avec, dans chaque catégorie un prix plutôt sympa, sous forme de jouets la récompense hein sinon l’enzyme il s’en contrefout.
En vrac quelques photos un peu moisies elles aussi:

Le glaçage sur le cupcake, c’est que le gothique déguisé en momie, il a gagné dans sa catégorie, ce qui, tu penses bien a dégouté la frangine qui s’est sentie obligée me jouer la baronne-de-la-tronche-en-biais pendant quinze bonnes minutes. Quinze minutes avec un truc rose qui boude et que tu ne peux approcher sans te faire mordre plantée au milieu des autres ça peut paraître long.

                                                            

 

On a même vu de la star, reconnue par l’homme. Nina Roberts ça te parle? Tu comprends maintenant pourquoi c’est le Rock’n Daddy qui l’a reconnue.

Je ne suis pas qu’une saleté tout le temps, alors si toi aussi tu veux looker ton enzyme façon Halloween je te mâche le boulot avec la petite sélection qui fait peuuuuuur mais rassures-toi ça marche le restant de l’année aussi si t’es aussi allumé que nous uniquement.

   

J’peux pas, j’ai piscine

Nan là vraiment j’peux pas euhh… j’ai piscine!

Voilà une excuse que je ne suis pas prête de pouvoir ré-utiliser.

Parce que voyez-vous, parfois, dans élan de générosité absolu saupoudré d’instinct maternel je me suis proposée d’accompagner une armée de schtroumpfs à bonnets plastiques dans la flotte.Oui, DANS l’eau parce que l’habillage-déshabillage et inversement ça ne devait pas être assez Rock’n roll.

Je vais te passer l’épisode formation parce  que  » j’ai quitté l’E.N depuis longtemps et que c’est plus sympa pour l’autre dame d’avoir quelqu’un avec elle » sous-entendu je ne vais pas me galèrer pour une personne seule et toi t’as une bonne tête de pigeon.

Je vais passer aussi le mode cherchage intensif de maillot une pièce. j’avais quand même des scrupules à porter ça au milieu des Trolls :

Sinon l’autre une pièce étant en léopard, ‘suis pas sûre que j’aurais résisté longtemps aux réflexions sur le ton de l’humouuuur et pour le coup si j’avais tenté d’étrangler un membre du staff avec ,là, j’aurais eu des problèmes.
Il ne me reste donc que le maillot d’ex baleineau = le maillot de bain de grosse  grossesse. En même temps faut le savoir, c’est pas écrit dessus, le seul bémol étant la poche d’eau + les plis (sur le maillot pas sur mes cuisses!) lorsque je sors du bassin.

‘Tendez les gens c’est pas fini! La maîtresse du lundi (ouais c’est grande classe hein t’as vu Une maîtresse-Un jour) arrive l’air un peu gênée et assène le coup de grâce: « jsuis vraiment désolée mais depuis le 02/01/11 le bonnet de bain est OBLI-GA-TOI-REU » Vous avez bien lu, pour avoir de l’eau aux genoux nous sommes obligés de porter un bonnet! La loose intersidérale quoi.

Me vl’là donc partie pour accompagner la classe ou plutôt la moitié, de l’enfant maléfique les lundis après-midi.Faut être honnête, ça m’éclate bien quand même de jouer à éviter les noyades et coups de planches. J’en ai encore terrorisé aucun: soit, ils sont tous ouverts d’esprit soit, je me bonifie avec le temps.

J’ai eu le droit malgré tout à « Pourquoi que toi t’as des têtes de mort et des couteaux sur ta serviette???? »
Ben ouais, déjà qu’il me fallait survivre à l’épisode maillot-bonnet-formation alors une petite récompense était fort bien venue.:

Hein qu’elle st jolie avec tout les pitits skull dessus? Comme ça, j’ai presque hâte de sortir de l’eau pour m’entortiller dedans …en fait… la vérité vraie c’est que je me gèle tellement le fessier en sortant que même une serviette Dora ferait l’affaire. Si toi aussi, tu ne veux pas avoir l’air d’une quiche à la playa ou attier tous les regards à la piscine, c’est par ici que ça se passe.

Sinon, tu peux acheter les serviettes de bain directement via le blog.

Prix:14 euros pièce

100% Coton
Import US
142 cm par 73 cm environ

 

 

Commentaires sur Ma fille n’est plus une princesse : thanks GOD !!!

La maternité, c’est un grand bonheur. Enfin je veux dire par là que c’est un grand bonheur quand on n’a pas subitement envie de faire un retour-produit en allant réclamer au SAV pour qu’il reprenne le môme sur la base d’un vice caché.

Et je peux t’assurer que ma gamine, côté vices cachés, elle m’en a fait voir de toutes les couleurs. Bien qu’à franchement parler, l’expression « toutes les couleurs » soit purement générique en ce qui la concerne, vu que l’unique couleur qu’elle ait daigné porter ces trois dernières années a été le ROSE. Du rose partout, tout le temps : des barrettes pour les cheveux jusqu’aux pompes en passant par ses petites culottes, TOUT se devait d’être rose, sans aucune concession ni variation possible. Ah, si, pardon, je suis injuste : elle voulait bien porter du rose pailleté aussi. Avec des paillettes argentées.

Donc moi, je n’ai pas eu droit à Dora l’Exploratrice ni à Bébé Lilly, mais je me suis mangé du rose matin, midi et soir, juqu’à en avoir des nausées.

J’ai tout essayé pour la désintoxiquer : la suggestion discrète, la coercition féroce, le shopping ludique, les promesses aussi lâches qu’hypocrites, mais rien à faire : ma gamine, son credo, c’était « vivre en rose ou mourir ». Alors j’ai enduré le rose. Avec courage et dignité.

Mais alors que je craignais que cette petite peste ne passe à la vitesse supérieure en attaquant la gamme Hello Kitty, elle a soudain viré de bord et s’est trouvé une nouvelle obsession, grâce à un merveilleux petit garçon dont elle est tombée amoureuse. Enzo. Grâces soient rendues à Enzo, qui a délivré ma fille du rose.

Enzo, il est rock’n’roll. Rock’n’roll comme jamais un enfant ne l’a été dans la cambrousse où j’habite. Enzo, il déchire grave sa race à l’école. Et ma fille, ben elle est raide amoureuse. Alors pour le regard farouche d’Enzo, pour ses faveurs aussi rares que précieuses, pour son côté obscur, ma môme a abandonné le rose.

Au profit du culte de la tête de mort.

Eh ouais, la culture rock’n’roll restant un peu complexe pour cette délicieuse enfant, les subtilités vestimentaires d’un vrai look lui échappent encore, et ce n’est certainement pas moi, sa vieille mère total out of fashion, qui vais pouvoir l’aider. Alors la gamine, elle fait une fixette sur la tête de mort. Dans tous ses états. A toutes les sauces.

Parfois, je me demande même si je ne suis pas sur le point de regretter la belle époque du rose.

Mais il ne sera pas dit que je ne suis pas une mère dévouée, bien que je goûte fort peu l’idée de voir ma gosse se métamorphoser en porte-parole de la skull-attitude. Et c’est en cherchant à rhabiller mon ex-princesse en conformité avec ses nouveaux goûts vestimentaires que je me suis aperçue qu’en matière de têtes de mort, les a priori ont la vie dure et que je pouvais décemment faire plaisir à la petite sans la transformer en squelette ambulant ultra-dark.

Alors déjà, elle peut se pavaner avec ça :

Et elle a décidé que dorénavant sa tirelire rose en céramique über-kitsch serait remplacée par ça :

Ensuite, une fois qu’on a pigé le principe, même une mère aussi attardée que moi peut se lancer dans le relooking :

   
+

= ex-princesse rock’n’roll (un peu en tous cas).

Mais le cap crucial à passer, ça va être l’anniversaire d’Enzo, auquel Mademoiselle est invitée. Et le petit gars, paraît qu’il est stylé à mort et qu’il ne faut pas taper à côté : ni too much, ni cheap. Alors il semblerait que le jeune homme puisse bientôt se pavaner avec ça :

Bon sang, ça a de la gueule quand même. Je me demande si je ne vais pas m’accessoiriser aussi, finalement…

Commentaires sur Dora l’exploratrice vs tête de mort : qui est le plus flippant ?

D’après les MMTLM (Mamans qui se croient Mieux que Tout Le Monde), faire porter des motifs tête de mort à sa progéniture, ça ne serait pas très malin.

Pire, à les entendre, limite ça pourrait traumatiser un gosse, l’empêcher de tisser des liens sociaux et le cataloguer comme gros looser, vu que looser ça rime avec rocker. La tête de mort, c’est le mal. C’est pas compatible avec un univers enfantin, c’est laid, c’est pas de bon goût et puis même, ça fait peeeeuuuur !

Te marre pas. En discutant avec une vendeuse dans une boutique de vêtements rock, j’ai récemment appris que certaines écoles interdisaient tout bonnement que les bambins se présentent en classe dans des vêtements imprimés tête de mort sous des prétextes aussi bidon que « la piraterie ne doit pas constituer un idéal pour les enfants ». Je sais pas toi, mais là, moi je me marre.

Parce que faisons un état des lieux : les têtes de mort sur les fringues, c’est mal, mauvais, effrayant. A côté de ça, Charlotte aux Fraises et autres icônes résolument enfantines semblent avoir le monopole dans les cours de récré. Charlotte et sa copine Dora, paraît qu’elles font pas peur, qu’elles ne sont que rêve, amour et délices de l’enfance. Je sais pas toi, mais là, moi, je me fait littéralement pipi dessus tellement c’est trop marrant ce concept. Limite je me demande si les mamans qui s’offusquent devant les têtes de mort, mais affublent leur gamins de vêtements à l’effigie des égéries de dessins-animés, ne seraient pas sous l’emprise d’une substance hallucinogène pour ne pas se rendre compte de l’évidence : le skull (oui, ici on dit volontiers « skull » au lieu de « tête de mort »… Parce qu’on est cool et qu’on est bilingues…) fait fichtrement moins flipper que Dora, Franklin et autres héros colorés, rois incontestés de la sape de supermarché.

Comment ça tu ne me crois pas ?

Ok. Ben c’est pas compliqué, je vais te confronter à ces soi-disants icônes enfantines de bon goût qui inspirent la confiance et symbolisent la joie de vivre et on verra qui, du skull ou de l’exploratrice chevelue, remporte le premier prix du motif qui fout les jetons :

En première position des icônes des cours de récré, déclinée sur moults t-shirts et sac à dos, j’ai nommé : Dora, l’exploratrice-qui-s’la-pète-parce-qu’elle-parle-vachement-mieux-anglais-que-nous. Dora, la fillette tellement pas foutue de se faire des potes qu’elle côtoie des animaux aux noms à coucher dehors (franchement, ose dire que si t’avais un singe parlant, tu l’appellerais Babouche ?!). Bref, Dora, regardons-la attentivement :

Franchement, tu trouves pas qu’avec son singe savant en moon boots, elle a un air pas clair la Dora ? Déjà, t’en connais beaucoup toi, des fillettes de 4 ans qui parcourent la jungle et communiquent avec la faune sauvage en Anglais ? Ben moi perso, toute cette histoire me fait flipper. Littéralement hein.

Y a aussi Franklin, la gentille tortue qui te dit ce qu’il faut faire et ne aps faire dans la vie pour être une brave petite tortue : par exemple, avouer qu’on a fait une bêtise, c’est bien. Planquer de la marijuana dans sa carapace, c’est mal. Bref, Franklin t’apprend à distinguer le bien du mal, ce qui est drôlement sympa de sa part, mais le problème avec Franklin, c’est qu’il est pas très sexy, faut bien l’avouer. Et que Franklin sur un t-shirt, c’est pas ce qu’on a trouvé de plus chouette. Avec son air stupide, il ferait presque concurrence à babouche le singe botté.

Dans la même série, il y a également les Bratz. Alors moi le phénomène Bratz, j’adore. Parce qu’étrangement, les personnes qui estiment que le motif têtes de mort n’est pas de bon goût trouvent parallèlement que les Bratz sur des fringues, ça le fait grave. Ah oui, c’est vrai qu’elles sont très distiiiiinguées les Bratz, avec leur jupe ras le chouchou et leur collagène dans la bouche. Vraiment, les Bratz, c’est un modèle de bon goût pour les fillettes, y a pas à dire. Prions seulement pour que nos gamines ne s’affublent pas façon Bratz staïle quand elles entreront au collège…

Et puis le meilleur pour la fin, l’icône choc des maternelles qu’on est tous censée trouver trop mignonne et trop chou, j’ai nommé Bébé Lilly. Bébé Lilly, la vérité, elle fait flipper sa mère. Enfin moi perso, je pourrais pas dormir avec un poster de Bébé Lilly dans ma piaule, elle est trop effrayante c’te môme. Je préfère encore dormir avec une poupée à l’effigie de Chucky dans les bras, sans dec’ quoi.

Nan, ne dis pas qu’elle est mignonne : elle fait peur, c’est évident.

Tiens, t’as vu comme elle est flippante de près ?!!! On dirait qu’elle va te sauter à la gorge à tout moment avec son armée de jouets zombies…

Donc voilà, au final, il est clair que chacun fait-fait-fait c’qui lui plaît-plaît-plaît… N’empêche que moi, entre Dora la bilingue mutante, Franklin la tortue transgénique, Bébé Lilly la rescapée de Tchernobyl et les Bratz ramassées sur un trottoir, ben le choix est vite fait : je me rabats sur de la tête de mort en veux-tu en voilà !! Parce qu’au final, un bon vieux skull, c’est autrement plus sympatoche que des amis virtuels inquiétants ou que de mauvais clones de Barbie sapés comme des racolleuses.

Encore un avis qui n’engage que moi. Mais qui est le bon, puisque c’est le mien. 😉