J’peux pas, j’ai piscine

Nan là vraiment j’peux pas euhh… j’ai piscine!

Voilà une excuse que je ne suis pas prête de pouvoir ré-utiliser.

Parce que voyez-vous, parfois, dans élan de générosité absolu saupoudré d’instinct maternel je me suis proposée d’accompagner une armée de schtroumpfs à bonnets plastiques dans la flotte.Oui, DANS l’eau parce que l’habillage-déshabillage et inversement ça ne devait pas être assez Rock’n roll.

Je vais te passer l’épisode formation parce  que  » j’ai quitté l’E.N depuis longtemps et que c’est plus sympa pour l’autre dame d’avoir quelqu’un avec elle » sous-entendu je ne vais pas me galèrer pour une personne seule et toi t’as une bonne tête de pigeon.

Je vais passer aussi le mode cherchage intensif de maillot une pièce. j’avais quand même des scrupules à porter ça au milieu des Trolls :

Sinon l’autre une pièce étant en léopard, ‘suis pas sûre que j’aurais résisté longtemps aux réflexions sur le ton de l’humouuuur et pour le coup si j’avais tenté d’étrangler un membre du staff avec ,là, j’aurais eu des problèmes.
Il ne me reste donc que le maillot d’ex baleineau = le maillot de bain de grosse  grossesse. En même temps faut le savoir, c’est pas écrit dessus, le seul bémol étant la poche d’eau + les plis (sur le maillot pas sur mes cuisses!) lorsque je sors du bassin.

‘Tendez les gens c’est pas fini! La maîtresse du lundi (ouais c’est grande classe hein t’as vu Une maîtresse-Un jour) arrive l’air un peu gênée et assène le coup de grâce: « jsuis vraiment désolée mais depuis le 02/01/11 le bonnet de bain est OBLI-GA-TOI-REU » Vous avez bien lu, pour avoir de l’eau aux genoux nous sommes obligés de porter un bonnet! La loose intersidérale quoi.

Me vl’là donc partie pour accompagner la classe ou plutôt la moitié, de l’enfant maléfique les lundis après-midi.Faut être honnête, ça m’éclate bien quand même de jouer à éviter les noyades et coups de planches. J’en ai encore terrorisé aucun: soit, ils sont tous ouverts d’esprit soit, je me bonifie avec le temps.

J’ai eu le droit malgré tout à « Pourquoi que toi t’as des têtes de mort et des couteaux sur ta serviette???? »
Ben ouais, déjà qu’il me fallait survivre à l’épisode maillot-bonnet-formation alors une petite récompense était fort bien venue.:

Hein qu’elle st jolie avec tout les pitits skull dessus? Comme ça, j’ai presque hâte de sortir de l’eau pour m’entortiller dedans …en fait… la vérité vraie c’est que je me gèle tellement le fessier en sortant que même une serviette Dora ferait l’affaire. Si toi aussi, tu ne veux pas avoir l’air d’une quiche à la playa ou attier tous les regards à la piscine, c’est par ici que ça se passe.

Sinon, tu peux acheter les serviettes de bain directement via le blog.

Prix:14 euros pièce

100% Coton
Import US
142 cm par 73 cm environ

 

 

Commentaires sur Ma fille n’est plus une princesse : thanks GOD !!!

La maternité, c’est un grand bonheur. Enfin je veux dire par là que c’est un grand bonheur quand on n’a pas subitement envie de faire un retour-produit en allant réclamer au SAV pour qu’il reprenne le môme sur la base d’un vice caché.

Et je peux t’assurer que ma gamine, côté vices cachés, elle m’en a fait voir de toutes les couleurs. Bien qu’à franchement parler, l’expression « toutes les couleurs » soit purement générique en ce qui la concerne, vu que l’unique couleur qu’elle ait daigné porter ces trois dernières années a été le ROSE. Du rose partout, tout le temps : des barrettes pour les cheveux jusqu’aux pompes en passant par ses petites culottes, TOUT se devait d’être rose, sans aucune concession ni variation possible. Ah, si, pardon, je suis injuste : elle voulait bien porter du rose pailleté aussi. Avec des paillettes argentées.

Donc moi, je n’ai pas eu droit à Dora l’Exploratrice ni à Bébé Lilly, mais je me suis mangé du rose matin, midi et soir, juqu’à en avoir des nausées.

J’ai tout essayé pour la désintoxiquer : la suggestion discrète, la coercition féroce, le shopping ludique, les promesses aussi lâches qu’hypocrites, mais rien à faire : ma gamine, son credo, c’était « vivre en rose ou mourir ». Alors j’ai enduré le rose. Avec courage et dignité.

Mais alors que je craignais que cette petite peste ne passe à la vitesse supérieure en attaquant la gamme Hello Kitty, elle a soudain viré de bord et s’est trouvé une nouvelle obsession, grâce à un merveilleux petit garçon dont elle est tombée amoureuse. Enzo. Grâces soient rendues à Enzo, qui a délivré ma fille du rose.

Enzo, il est rock’n’roll. Rock’n’roll comme jamais un enfant ne l’a été dans la cambrousse où j’habite. Enzo, il déchire grave sa race à l’école. Et ma fille, ben elle est raide amoureuse. Alors pour le regard farouche d’Enzo, pour ses faveurs aussi rares que précieuses, pour son côté obscur, ma môme a abandonné le rose.

Au profit du culte de la tête de mort.

Eh ouais, la culture rock’n’roll restant un peu complexe pour cette délicieuse enfant, les subtilités vestimentaires d’un vrai look lui échappent encore, et ce n’est certainement pas moi, sa vieille mère total out of fashion, qui vais pouvoir l’aider. Alors la gamine, elle fait une fixette sur la tête de mort. Dans tous ses états. A toutes les sauces.

Parfois, je me demande même si je ne suis pas sur le point de regretter la belle époque du rose.

Mais il ne sera pas dit que je ne suis pas une mère dévouée, bien que je goûte fort peu l’idée de voir ma gosse se métamorphoser en porte-parole de la skull-attitude. Et c’est en cherchant à rhabiller mon ex-princesse en conformité avec ses nouveaux goûts vestimentaires que je me suis aperçue qu’en matière de têtes de mort, les a priori ont la vie dure et que je pouvais décemment faire plaisir à la petite sans la transformer en squelette ambulant ultra-dark.

Alors déjà, elle peut se pavaner avec ça :

Et elle a décidé que dorénavant sa tirelire rose en céramique über-kitsch serait remplacée par ça :

Ensuite, une fois qu’on a pigé le principe, même une mère aussi attardée que moi peut se lancer dans le relooking :

   
+

= ex-princesse rock’n’roll (un peu en tous cas).

Mais le cap crucial à passer, ça va être l’anniversaire d’Enzo, auquel Mademoiselle est invitée. Et le petit gars, paraît qu’il est stylé à mort et qu’il ne faut pas taper à côté : ni too much, ni cheap. Alors il semblerait que le jeune homme puisse bientôt se pavaner avec ça :

Bon sang, ça a de la gueule quand même. Je me demande si je ne vais pas m’accessoiriser aussi, finalement…