Commentaires sur Survivre à la femme enceinte : un challenge

En lisant l’article D’Eve sur le maternage et son côté rock’n’roll, j’ai repensé à cette période où mes mômes étaient encore des bébés. Et de fil en aiguille, je me suis retrouvée projetée dans cette période aussi paradisiaque que cauchemardesque qu’est… La grossesse.

Ouais, la grossesse c’est une tuerie. Aujourd’hui, quand j’entends les femmes raconter leur grossesse, je suis toujours effarée de constater à quel point je me sens en décalage par rapport à leur vécu et leurs émotions.

Qu’elles soient complètement extasiées ou totalement paniquées, j’ai la désagréable impression que quel que soit leur état d’esprit, elles se retrouvent, quand elles sont enceintes, totalement absorbées par leur ventre. C’est bien simple, elles ne sont plus qu’un ventre.

Entre leurs sautes d’humeur, leurs angoisses, leurs attentes, leur bonheur, leur déprime, et leur BEBE bien sûr, survivre à la compagnie d’une femme enceinte, c’est juste un défi de folie.

Alors bien sûr que globalement, on est ravie pour elle. Enfin ravie, n’exagérons rien… Ca a été génial trois minutes de l’entendre geindre/s’extasier/pleurer de joie. Depuis, c’est moyen limite pénible. On peut même dire qu’elle est gonflante, la copine, côté conversation (sauf quand la copine c’est Eve bien sûr, avec qui je ne me suis jamais autant marrée que quand elle était enceinte).

Donc, j’ai pensé que no lectrices méritaient bien un guide de survie pour supporter la femelle gestante.

Alors on est bien d’accord, la copine enceinte est une vivante punition, pour deux raisons : soit vous mourez d’envie d’avoir un bébé mais de multiples facteurs sadiques vou en empêchent (pas de père sous la main, pas de vie sexuelle, pas d’hormones), soit vous exécrez l’idée même de ondre un lardon, et les niaiseries de votre copine à gros melon ventral vous saoulent grave.

Soyez lucide, quelle que soit votre position, la femme enceinte sera chiante : vous ne l’avez peut-être pas compris, mais son bébé c’est un peu le premier bébé de tous les temps, quoi. Et vou ne l’avez pas encore saisi, mais ce qu’elle ressent c’est unique. C’est tellement fort, telement… Ah, les mots lui manquent tellement c’est… Ouais, ben si les mots te manquent chérie, ferme-la deux secondes et reprends un cupcake, c’est bo pour ce que t’as.

Le truc pour survivre, c’est de contrer la femme enceinte. A ses déclarations enflammées, répondez de façon enflammée. Ca la désamorcera. Au pire, si elle n’a pas d’humour, vous échapperez à une amitié pénible, de celles qu’on entretien laborieusement avec les femmes que la maternité lobotomise (ouais parce que ça ne s’arrange pas à la naissance du bébé, loin de là. Je sais de quoi je parle, j’ai deux enfants et parfois ça me met les neurones en mélasse).

Petit florilège de phrases qui tuent :

Elle dit : « Je ne peux pas te décrire ce que c’est, tu comprendras quand tu le vivras ».
Répondez : « Je vois ce que tu veux dire. Je ressens la même chose depuis que j’ai lâché PC pour Mac ».

Elle dit : « Avoir un bébé, ça te change la vie, tu n’imagines même pas »
Répondez : « Si, j’imagine… Un peu comme l’Ipod Touch ? Ou ma nouvelle voiture, qui a bouleversé mon existence ? »

Elle dit : « Haaaaan !!! Il a bougé ! Tu veux toucher ? Mais si, vas-y, touche, tu as le sentir ! »
Répondez : « Ah ouais, super ! ‘ttends, je finis ma tarte. Mmmm, ch’est bon. Cha partira tu crois, la meringue sur ta robe à fleurs ? »

Elle dit : « On m’a raconté l’accouchement de la soeur du beau-frère de ma cousine. Une expérience unique, surréaliste. J’avais hâte de t’en parler.
Réponder : « T’es gentille, mais je me suis tapé un steak tartare à midi. J’ai ma dose de viande crue pour la semaine. »

Bref, soyez poétique, inventive, délicate…

Et en attendant qu’elle revienne sur terre, secouez-la et faites-lui découvrir un autre univers moins gnangnan, ça l’aidera peut-être à ne pas oublier qu’être enceinte n’empêche pas d’être une femme…

Commentaires sur Ma fille n’est plus une princesse : thanks GOD !!!

La maternité, c’est un grand bonheur. Enfin je veux dire par là que c’est un grand bonheur quand on n’a pas subitement envie de faire un retour-produit en allant réclamer au SAV pour qu’il reprenne le môme sur la base d’un vice caché.

Et je peux t’assurer que ma gamine, côté vices cachés, elle m’en a fait voir de toutes les couleurs. Bien qu’à franchement parler, l’expression « toutes les couleurs » soit purement générique en ce qui la concerne, vu que l’unique couleur qu’elle ait daigné porter ces trois dernières années a été le ROSE. Du rose partout, tout le temps : des barrettes pour les cheveux jusqu’aux pompes en passant par ses petites culottes, TOUT se devait d’être rose, sans aucune concession ni variation possible. Ah, si, pardon, je suis injuste : elle voulait bien porter du rose pailleté aussi. Avec des paillettes argentées.

Donc moi, je n’ai pas eu droit à Dora l’Exploratrice ni à Bébé Lilly, mais je me suis mangé du rose matin, midi et soir, juqu’à en avoir des nausées.

J’ai tout essayé pour la désintoxiquer : la suggestion discrète, la coercition féroce, le shopping ludique, les promesses aussi lâches qu’hypocrites, mais rien à faire : ma gamine, son credo, c’était « vivre en rose ou mourir ». Alors j’ai enduré le rose. Avec courage et dignité.

Mais alors que je craignais que cette petite peste ne passe à la vitesse supérieure en attaquant la gamme Hello Kitty, elle a soudain viré de bord et s’est trouvé une nouvelle obsession, grâce à un merveilleux petit garçon dont elle est tombée amoureuse. Enzo. Grâces soient rendues à Enzo, qui a délivré ma fille du rose.

Enzo, il est rock’n’roll. Rock’n’roll comme jamais un enfant ne l’a été dans la cambrousse où j’habite. Enzo, il déchire grave sa race à l’école. Et ma fille, ben elle est raide amoureuse. Alors pour le regard farouche d’Enzo, pour ses faveurs aussi rares que précieuses, pour son côté obscur, ma môme a abandonné le rose.

Au profit du culte de la tête de mort.

Eh ouais, la culture rock’n’roll restant un peu complexe pour cette délicieuse enfant, les subtilités vestimentaires d’un vrai look lui échappent encore, et ce n’est certainement pas moi, sa vieille mère total out of fashion, qui vais pouvoir l’aider. Alors la gamine, elle fait une fixette sur la tête de mort. Dans tous ses états. A toutes les sauces.

Parfois, je me demande même si je ne suis pas sur le point de regretter la belle époque du rose.

Mais il ne sera pas dit que je ne suis pas une mère dévouée, bien que je goûte fort peu l’idée de voir ma gosse se métamorphoser en porte-parole de la skull-attitude. Et c’est en cherchant à rhabiller mon ex-princesse en conformité avec ses nouveaux goûts vestimentaires que je me suis aperçue qu’en matière de têtes de mort, les a priori ont la vie dure et que je pouvais décemment faire plaisir à la petite sans la transformer en squelette ambulant ultra-dark.

Alors déjà, elle peut se pavaner avec ça :

Et elle a décidé que dorénavant sa tirelire rose en céramique über-kitsch serait remplacée par ça :

Ensuite, une fois qu’on a pigé le principe, même une mère aussi attardée que moi peut se lancer dans le relooking :

   
+

= ex-princesse rock’n’roll (un peu en tous cas).

Mais le cap crucial à passer, ça va être l’anniversaire d’Enzo, auquel Mademoiselle est invitée. Et le petit gars, paraît qu’il est stylé à mort et qu’il ne faut pas taper à côté : ni too much, ni cheap. Alors il semblerait que le jeune homme puisse bientôt se pavaner avec ça :

Bon sang, ça a de la gueule quand même. Je me demande si je ne vais pas m’accessoiriser aussi, finalement…

Commentaires sur Droits d’auteur

 

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Le principe de la protection du droit
d’auteur est posé par l’article L.111-1 du code de la propriété
intellectuelle (CPI) «l’auteur d’une œuvre de l’esprit jouit sur cette
œuvre, du seul fait de sa création d’un droit de propriété incorporelle
exclusif et opposable à tous. Ce droit comporte des attributs d’ordre
intellectuel et moral ainsi que des attributs d’ordre patrimonial».

L’ensemble de
ces droits figure dans la première partie du code de la propriété
intellectuelle qui codifie les lois du 11 mars 1957 et du 3 juillet
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1 – Le droit d’auteur confère à son titulaire une propriété
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Ces droits comportent deux types de
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L’octroi de la protection légale est
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3 – Les infractions aux droits d’auteur sont sanctionnées pénalement (CPI, art L.335-1 à L.335-10)

Outre des sanctions civiles , la
violation des droits d’auteurs est constitutive du délit de contrefaçon
punie d’une peine de 15244,9 euros (1000 000 F) d’amende et de 2 ans
d’emprisonnement (CPI, articles L. 335-1 et suivant). Des peines
complémentaires (fermeture d’établissement, confiscation, affichage de
la décision judiciaire) peuvent en outre être prononcées.

 

  • La loi incrimine au titre du délit de
    contrefaçon toute reproduction, représentation ou diffusion, par
    quelque moyen que ce soit, d’une œuvre de l’esprit en violation des
    droits de l’auteur, tels qu’ils sont définis et réglementés par la loi
    (CPI, art L.335-3)
  • Sont aussi incriminés : “le débit (acte
    de diffusion ,notamment par vente, de marchandises contrefaisantes),
    l’exportation et l’importation des ouvrages contrefaits” (CPI, art
    L.335.2 al 3)

En cas d’atteinte à ses droits, le
titulaire de droit dispose de l’action en contrefaçon qu’il peut
exercer soit devant les juridictions civiles ou administratives soit
devant les juridictions pénales. En outre, la loi aménage une procédure
préventive, la saisie-contrefaçon, qui permet au titulaire de faire
cesser rapidement toute atteinte à ses droits par la saisie des
exemplaires contrefaits et d’apporter la preuve de la contrefaçon. Les
officiers de police judiciaire et les agents assermentés désignés par
le centre national de la cinématographie, par les organismes
professionnels d’auteurs et par les sociétés de perception et de
répartition des droits sont habilités à constater la matérialité des
infractions.

Le principe de la protection du droit
d’auteur est posé par l’article L.111-1 du code de la propriété
intellectuelle (CPI) : «l’auteur d’une œuvre de l’esprit jouit sur
cette œuvre, du seul fait de sa création d’un droit de propriété
incorporelle exclusif et opposable à tous. Ce droit comporte des
attributs d’ordre intellectuel et moral ainsi que des attributs d’ordre
patrimonial».

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